Le pire n’est jamais certain

doudou bobo-chat Kolinosté, fait main à Paris

La vie de doudou n’est pas de tout repos. Là-dessus, je crois que personne ne se fait d’illusion : le job consiste avant tout à se faire trimballer, mâchouiller, balancer sous les meubles, oublier dans les magasins, vomir dessus, passer au lave-linge… et hop, on recommence le cycle infernal. Dans la bonne humeur, siouplaît. Le doudou n’a pas droit au blues. Il ne peut jamais se laisser envahir par le découragement, même quand il vient de passer une semaine sous le lit et que c’est l’aspirateur qui l’en tire, coiffé de moutons, dans un vacarme infernal. Le doudou est d’humeur stable, gentil, fiable. Une sorte de scout d’oreiller, toujours prêt pour le câlin, même quand ça fait deux mois que c’est la poupée bidule qui reçoit tout l’amour de son nain-propriétaire.

Dans un foyer qui compte, en plus de la gent minuscule, des êtres de compagnie à fourrure, la vie est encore plus compliquée. Surtout pour les Kolinostés. Le bobo-chat de la photo, par exemple, subit un examen en règle par notre Raminagrobis personnel, qui se demande clairement pourquoi l’autre a des fleurs dans les oreilles, et c’est quoi ces moustaches en guidon de vélo, et pourquoi se croit-il obligé de porter un kimono au lieu d’avoir des poils comme tout le monde celui-là ? Heureusement que la photographe wildlife, prête à toute éventualité, a rapido tiré le bobo-chat de ce mauvais pas. Cinq minutes de plus et c’était le carnage, le chat assaillait le Kolinosté et taillait en rubans son petit costume fleuri. Âmes sensibles, rassurez-vous : le pire a été évité. Pour cette fois.

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